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| | | Les contes de fées cruels (Crayonne) | |
| | Auteur | Message |
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Crayonne modéractrice de charme et dessinatrice officielle de Sano Rotter

Nombre de messages: 495 Age: 26 Localisation: Bibliothèque de Boudebar Date d'inscription: 25/07/2006
 | Sujet: Les contes de fées cruels (Crayonne) Jeu 8 Oct - 13:56 | |
| Je suis retombée sur un tout vieux cahier avec plein d'histoires dedans, et voilà ce que je vais faire partager : des contes cruels qui se finissent rarement bien... | Spoiler: | | | Le feu et la glace
Il était une fois, il y a longtemps, vivaient dans un petit village perdu au fin fond de la forêt de Midgard, trois adolescents dont les destins étaient à tout jamais liés.
Fenris était le nom de la première des trois. Elle avait dix sept ans et maniait l’épée avec dextérité. Un véritable garçon manqué. Fenris détestait travailler, préférant rêvasser et s’entraîner à l’épée.
Puis il y avait Hagen, l’apprenti magicien. C’était un garçon très gentil, adepte des arts obscurs qu’il prenait toujours très au sérieux. Il passait la plupart du temps à lire de vieux grimoires.
Enfin, il y avait Loki, la petite dernière. Elle avait quinze ans, tout comme Hagen, et se débrouillait très bien lorsqu’elle était armée de son arc. Malheureusement, elle ne prenait jamais rien au sérieux.
Le temps aurait pu s’écouler normalement pour nos trois jeunes adolescents si le destin ne s’était pas mêlé de cette histoire. Yggdrasil, symbole de l’espoir et de vie était menacé par le Ragnaröck, un démon se nourrissant du vice et de la haine des hommes. Les dieux, conscient de se terrible désastre, élièrent les trois jeunes humains pour le combattre. Fenris, Hagen et Loki étaient devenus les derniers espoirs de l’humanité.
Conscient de leur rôles à jouer dans cette terrible guerre afin de sauver la race humaine et toutes celles auquel les dieux avaient accordés la vie, nos trois héros se mirent donc en route pour Yggdrasil, dans l’espoir de l’atteindre avant le Ragnaröck. Le voyage n’était pas de tout repos, car la forêt de Lif qu’ils devaient traverser était nuisible aux yeux des humains. Ces derniers se perdaient sans espoir de retour. Mais pas aux yeux des dieux. Ces derniers envoyèrent l’un des leurs sur terre. Valen guida les trois adolescents en adoptant la forme d’un elfe. Mais le Ragnaröck avait déjà commencé à dévorer l’arbre de la vie. La terre tremblait, les rivières débordaient, le feu dévorait lentement la forêt de Lif.
A eut lieu alors le terrible combat entre les forces du bien et celles du mal. Fenris était blessée, Hagen était épuisé, Loki était désarmée… Ragnaröck venait de dévorer Yggdrasil, la fin du monde venait de commencer.
Fenris ouvrit doucement les yeux, Hagen et Loki étaient évanouis à ses côtés. Tout était obscur autour d’eux. Tout avait disparut. Valen était apparut face à la jeune fille, lui expliquant que le monde avait été détruit, que le Ragnaröck avait dévoré Yggdrasil, que tout était désormais fini pour le genre humain. Fenris s’était mise à pleurer, elle voulait revoir son village, les gens qu’elle aimait, sa famille, ses amis… Hagen et Loki venaient de reprendre leurs esprits. Valen s’adressa à eux en ces termes :
« Il ne tient qu’à vous de reconstruire ce monde qui vous est si cher. Ayez la force et le courage de continuer… »
Puis il disparut. Les trois adolescents n’avaient pas besoins de paroles. Ils se regardèrent et à leurs pieds une petite lumière se mit à briller dans l’obscurité. Une petite pousse sortait de terre. C’était la renaissance d’Yggdrasil. |
| Spoiler: | | | La tragédie de la revanche (titre pourri inside)
Cela faisait des années que la guerre avait cessée. Aldriann était un petit garçon robuste. Il n’avait pas connu la guerre comme ses parents. C’était le fils d’Alecia et de Fahrd, deux jeune gens qui avaient activement participé à la guerre contre le tyran, le roi Ban. Ce dernier avait succombé suite à une attaque des rebelles, et depuis, la paix était revenue dans la contrée. Aldriann avait grandit en compagnie de ses parents, son père lui apprenant le maniement des armes, plus particulièrement l’épée, et sa mère l’initiant aux arts anciens et à la magie. Il était devenu l’un des rares mages guerriers du royaume.
Il faisait chaud ce jour là, c’était la fin de l’été. L’entrainement à l’épée venait de s’achever. Fahrd s’était assis contre un arbre, comme à son habitude, Aldriann à ses côtés. Il regardait l’adolescent qui ressemblait grandement à sa mère. Les mêmes yeux azur, les mêmes cheveux aux reflets dorés. Fahrd eut un léger malaise en croisant le regard de l’adolescent. La voix puissante de l’homme commençait à briser le silence :
« Aldriann… Il faut que je t’avoue quelque chose… Je ne suis pas ton père… Ton véritable père… »
Le jeune homme prit une mine étonnée et osa poser la question :
« Mais alors… Qui était-ce ? »
Ce à quoi Fahrd répondit doucement.
« Ton père… Ton véritable père avait pour nom Ban. Celui qui a été tué il y a maintenant seize ans. »
Aldriann, pendu aux lèvres de son interlocuteur, continuait à poser des questions :
« S’était-il battu contre des monstres et des démons ? »
L’adolescent avait cet air suppliant des enfants qui veulent qu’on leur raconte une histoire terrifiante. Fahrd ne pouvait pas lui mentir plus longtemps.
« Faut-il enterrer la jeunesse dans le mensonge ? » pensa t-il. Il regarda le jeune homme dans les yeux, avait pris sa respiration et avoua doucement :
« Non Aldriann… Ton père a été assassiné… »
Les yeux de l’adolescent s’écarquillèrent de terreur, présentant le pire.
« J’ai assassiné ton père… »
Aldriann s’était relevé stupéfait. Il avait porté la main à son épée. Fahrd continuait, sa voix rongée par les remords :
« Je l’ai tué pour sauvé ta… »
Mais il n’eut jamais le temps de finir sa phrase. Aldriann, d’un seul coup de lame, lui avait tranché la tête, arrosant le sol de ce liquide rouge et poisseux qu’on appelle le sang.
*-*-*-*-*-*-*-*
Alecia attendait le retour de Fahrd et d’Aldriann depuis plusieurs heures maintenant. Le jeune garçon venait d’entrer, tenant son épée encore rougie par le sang, les yeux hagards. Des yeux remplis de douleurs, de terreur et de haine. Les mêmes yeux que ceux de son père lorsqu’il voyait un village en train de brûler et ses habitant se faire massacrer. Aldriann s’était mit à hurler comme un fou :
« Trahison ! Tu m’a mentit mère ! Tu m’a dis que Fahrd était mon père, mais ce n’était qu’un assassin, l’assassin de Ban, de mon véritable père !!! »
« Et il a payé de sa vie pour t’avoir dit la vérité… »
« Justice a été rendue ! »
« Il t’a toujours considéré comme son propre enfant, il t’a élevé et t’as enseigné tout ce qu’il savait… »
« Ce n’était pas mon père… »
« Il t’a aimé comme son propre fils Aldriann… »
« Je n’était pas son fils !!! »
« Mon enfant… Moi aussi j’avais décidé d’assassiner ton père ce jour là… »
Aldriann s’était approche de sa mère et avait levé son épée au dessus de sa tête.
« Il me semble que tu ais décidé d’égorger ta mère Aldriann… »
Mais ce dernier ne l’écoutait déjà plus. Tout s’était passé si vite. Le corps sans vie d’Alecia était retombé lourdement sus le sol. Les yeux d’Aldriann restaient fixés sur le cadavre de sa mère, de cette femme qui l’avait élevé, qui l’avait aimé comme une mère aime son enfant…
« Qu’ai-je donc fait ? Mais qu’ai-je donc fait ? Je ne vaux pas mieux que Fahrd, ou que mon père… Je ne suis qu’un assassin… »
Devenu fou, l’adolescent se trancha la gorge, et son sang se mêla à celui de sa mère. Ainsi s’achève cette histoire |
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|  | | Crayonne modéractrice de charme et dessinatrice officielle de Sano Rotter

Nombre de messages: 495 Age: 26 Localisation: Bibliothèque de Boudebar Date d'inscription: 25/07/2006
 | Sujet: Re: Les contes de fées cruels (Crayonne) Jeu 8 Oct - 13:57 | |
| | Spoiler: | | | Gran : l’anneau du Pouvoir
La vie dans le royaume de Feyerabend était florissante lorsque l’anneau du pouvoir se trouvait dans la cité d’Elgad. Mais il n’y restait jamais longtemps et disparaissait régulièrement lorsqu’avait lieue l’équinoxe d’automne. Ainsi, tous ceux qui voulaient tenter l’aventure dans la forêt de Gran se mettaient-ils en route. Cette année, l’homme qui retrouvera l’anneau aura le privilège de succéder au roi de Feyerabend.
Nash venait tout juste d’avoir dix neuf ans. Depuis tout petit déjà, il rêvait de participer à la quête de l’anneau, tout comme son père et son frère avant lui. L’année précédente, il n’avait pas pu y prendre part, car une terrible maladie l’avait laissé au fond de son lit durant plus d’un mois.
Et cette année, Nash avait décidé d’y participer et de ramener l’anneau au roi. Tout cela cachait en fait une toute autre raison, bien plus obscure encore. Une raison que personne, pas même sa propre mère, aurait pu songer.
Tout comme bien d’autres, le jeune homme s’aventura seulement armé de tout son courage dans la légendaire forêt de Gran. Il avait marché longtemps, s’enfonçant de plus en plus dans la mystérieuse forêt. Nash allait abandonner tout espoir, lorsqu’il entendit quelque chose d’inattendu. C’était un rire de femme.
Nash suivit la voix et écarquilla les yeux. Au milieu d’une clairière se trouvait un étang d’eau clair. Une jeune femme était assise au bord de l’eau. Le jeune homme était sortit de sa cachette et s’était doucement approché d’elle. Elle se tourna vers lui et le détailla.
Nash était grand, beau et fort. Ces yeux verts émeraude étaient entourés par une crinière de cheveux noirs corbeau. La plupart des filles de son village soupiraient et gloussaient depuis longtemps autour de lui, mais il s’en fichait éperdument. La seule chose qui occupait son esprit à présent, c’était cette femme qui se trouvait face à lui et qui lui demandait de sa voix cristalline.
« Tu cherche l’anneau du pouvoir ? »
Jamais Nash n’avait vu de femme aussi belle. Une longue cascade de cheveux d’or entourait son visage au teint de porcelaine, illuminé par deux grand yeux bleus pur et limpide.
« Oui… Saurais tu où je puisse le trouver ? »
« Bien entendu… Mais… Ne nous sommes nous pas déjà rencontrer il y a longtemps ? »
« Peut être as-tu connu mon père ou mon frère… Nous nous ressemblons grandement tout les trois… »
« C’est fort possible après tout… Dis-moi… Pourquoi donc recherches-tu cet objet ? Tu veux devenir roi ? »
Nash s’était assis auprès de la jeune femme et avait commencé à raconter son histoire.
« Il y a dix ans, mon père est mort quand il a tenté la quête de l’anneau. Par la suite, j’ai vécu seul avec ma mère et mon grand frère. Une fois que ce dernier est devenu adulte, il a voulut suivre la trace de mon père et s’est aussi lancé dans la quête de l’anneau du pouvoir… Il avait réussit et l’avait ramené au roi… Le lendemain, un messager est venu voir ma mère pour lui annoncer une bien triste nouvelle… Niguel était mort. Il avait été condamné à mort par le roi. Et pourquoi donc ? Parce que cette année là, le prince participait à la quête de l’anneau. Mais ce dernier avait été retrouvé mort et mon frère a été injustement accusé de meurtre. Voilà pourquoi je tiens absolument à trouver cet anneau… Je me fiche de devenir roi, ce que je veux, c’est ne pas décevoir mon père et venger mon frère… »
La jeune femme s’était levée et avait pris la parole.
« Alors c’était ton frère que j’avais vu l’année passée… »
« Si vous savez où est cet anneau, alors dites le moi. Je vous en serais éternellement reconnaissant. Je n’hésiterais même pas à vous donner la couronne et le royaume si vous me le demander. »
Nash la regardait avec deux grands yeux suppliant au fond desquels on pouvait y voir de la tristesse et de la colère.
« Jeune homme. Mon nom est Rhéa. Je suis l’anneau du Pouvoir que tu recherches. Laisse-moi te suivre à la cité d’Elgad… »
Nash fut reçut par le roi en tant que gagnant de la quête de l’anneau. Rhéa leva la main vers ce dernier et annonça d’une voix glaciale devant toute l’assemblée réunie :
« Roi de Feyerabend, tu dois payer tes crimes. Tu as envoyé un homme à la mort alors qu’il ne le méritait pas. Payes pour cette vie, et pour toutes les autres qui furent perdues ! »
La foudre s’abattit sur le roi qui mourut dans d’atroces souffrances. L’histoire nous révèle que par la suite, Nash devint roi, et que l’anneau du pouvoir, Rhéa, resta à tout jamais dans la cité d’Elag. |
| Spoiler: | | | Gloire éternelle
Dans la nuit, la terre est totalement désunie face aux démons. En ces temps de folies, des légendes sont nées. Mais qui peut savoir où se trouve la réalité ?
Vanadis était une terre infestée par les démons. Le chaos, l’espoir infime de la venue d’un roi, d’un enfant de tous les peuples, d’un gardien du royaume, d’un élu des dieux. Ces légendes faisant naitre l’espoir dans les cœurs des hommes. Un espoir si fragile, mais qui n’apparaissait toujours pas.
Les batailles déchiraient les peuples, les hommes se battaient contre les démons.
Dans la forêt d’Eistla, Arafel se cachait loin des guerres incessantes. Un jour qu’elle marchait dans la forêt, à la recherche de sa nourriture habituelles, des baies et des racines, elle découvrit un arbre d’une taille immense. Et entre ses racines se trouvait une forme humaine, inconsciente. Arafel avait décidé de l’emmener chez elle.
Lorsqu’il ouvrit les yeux, le jeune homme la vit penchée sur lui. Elle lui avait demandé son nom, mais ce dernier ne savait pas. Il n’avait aucune idée de qui il était. Alors Arafel le baptisa.
« Flann… Ca veut dire Espoir… »
Durant les jours qui suivirent, Arafel et Flann firent plus amples connaissance. Le jeune homme l’aidait dans ses tâches quotidiennes, et elle lui avait appris la situation actuelle du royaume de Vanadis. Les attaques incessantes des démons pour mettre fin au règne des hommes.
« Je ne sais pas ce que je dois penser Flann… Je pense que les humains et les démons pourraient vivre en harmonie. Ces guerres n’ont pas lieues d’être… »
Flann dévorait ses paroles…
Un jour, la forêt fut attaquée. Hommes ou démons ? Qui avait commencé ? Nul ne le sait…
La seule chose qu’avait vu Flann, c’était le visage au grand sourire du démon qui avait décapité Arafel, qu’il avait reçue toute sanglante sur ces genoux. Ce fut le signal du carnage… Le jeune homme se laissa envahir par la colère, la haine, la tristesse et la fureur. Alors tout le mal qui était se lui en matérialisa et sortit de son frêle corps pour frapper tous ceux qui se trouvaient dans les parages.
Le temps des hommes est venu
Et la légende s’est tue
Dans un dernier corps à corps
Les vivants bercent les morts
Flann ne devint jamais roi, la légende ne devait jamais devenir réalité. |
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 | Sujet: Re: Les contes de fées cruels (Crayonne) Jeu 8 Oct - 13:59 | |
| | Spoiler: | | | Le Damné
Ryan était seul à présent. Il s’était recueillit sur la tombe de la jeune fille qu’il avait aimé et qui avait été tuée la veille dans l’attaque de leur village. Le jeune homme n’oubliera jamais cet instant. Il vivrait en lui jusqu’à ce qu’il pousse son dernier souffle.
Elle était à ses côté, il venait de lui demander de l’épouser. Elle allait lui répondre quand ils sont arrivés, armés jusqu’aux dents. Les démons frappaient à l’aveuglette, tuant tout ceux qui se présentait face à eux. Elle avait eut le malheur d’être là. Elle était tombée près de lui. Et Ryan avait tué tous ceux qui se trouvaient là sur le coup de la folie.
Un véritable carnage.
Il avait pris sa décision désormais. Il vivrait pour détruire les hordes de démons qui pullulaient à travers la contrée.
Le voyage de Ryan dura des jours, puis les jours devinrent des semaines. Et telle la grande faucheuse ordonnant la vie et la mort, il tuait tout les démons qui se trouvaient sur son chemin. Peut importe, homme, femme, vieillard, enfant… Pas un seul ne devait échapper à sa folie vengeresse.
« Tu vas me tuer moi aussi ? »
C’était les paroles d’un petit garçon, un démon dont Ryan venait de tuer les parents.
« Oui… Toi aussi, je vais te tuer… »
Le petit garçon se rapprocha de lui.
« S’il vous plait, avant de me tuer, racontez-moi pourquoi vous êtes devenu celui que vous êtes aujourd’hui… »
Ryan rangea son épée, et s’assis auprès du petit garçon. Il lui raconta tout, du début à la fin, le massacre auquel il avait assisté, la mort de sa bien aimée. Le démon d’était endormit près de lui, sans méfiance. Ryan l’observa de longues minutes, sans bouger, silencieusement. Puis il avait prit sa décision. Il sortit son épée de son fourreau et l’égorgea. Le petit démon n’avait pas souffert, du moins le souhaitait-il au plus profond de son cœur. Il prit son corps sans vie et le déposa près des cadavres encore chaud de ses parents. Ryan pria, chose qu’il n’avait pas fait depuis très longtemps, puis se remit en quêtes d’autres démons à exterminer. |
| Spoiler: | | | Mourir dans tes bras
Il n’y a rien ni personne pour reprendre en main le destin de tout ces hommes qui se battent un peu plus chaque jour pour survivre face à l’invasion des démons.
Le petit village de Kyndard était dévoré par les flammes incandescentes. Tanis et Eastelle observaient le massacre de loin. Il leur fallait fuir s’ils voulaient continuer à vivre.
Mais que signifiait vivre dans ce monde sans cesse en guerre ? C’était l’équivalent de l’enfer, et les deux jeunes gens le savaient depuis si longtemps… Tanis avait proposé de fuir très loin, dans d’autres contrées, Eastelle avait accepté. Tout deux s’étaient mit en route…
Trop tard, malheureusement. Le village venait d’être attaqué, les pillards massacraient hommes, femmes et enfants. Tanis et Eastelle avaient vu au loin un petit garçon offrir sa gorge au couteau que tenait l’un des pillards. Il tenait dans ses bras le cadavre de sa petite sœur. Eastelle fermait les yeux pour ne pas voir se qui suivait. C’était horrible. Tanis l’avait prise par le bras et tout deux s’était mit à courir pour fuir cet enfer. C’est alors qu’une flèche avait atteint le jeune homme en plein cœur. Tout était devenu noir autour de lui, et il sombra dans les bras de la jeune fille en pleurs.
Le vide. Il n’y avait que du vide autour de Tanis. Il était mort, il le savait… Eastelle, il voulait savoir ce qui lui était arrivé. Face à lui se trouvait une lueur bienveillante. Le jeune homme s’était avancé vers elle, et ouvrit les yeux d’un seul coup.
Le soleil brillait et Tanis se releva, touchant sa poitrine, n’y sentant pas cette douleur atroce qui l’avait fait sombrer dans l’inconscience. Peut être était ce le paradis ? Une rivière coulait non loin de là, et il s’y regarda. Tanis ne se reconnut pas dans le miroir de l’eau. Ses cheveux étaient devenus blanc comme la craie, sa peu, autrefois si claire, était devenue sombre comme le charbon. Il était devenu un démon. Alors il s’était mit à courir, sans se soucier où il allait.
Après plusieurs jours, il s’arrêta dans un petit village. Personne. Les rues étaient désertes.
« Ils ont peur de moi, c’est normal… »
Il vit au loin, près d’un ruisseau, une jeune femme qu’il reconnut aussitôt.
« Eastelle ? »
Elle se retourna vers lui et pris peur.
« Comment peux-tu connaitre mon nom démon ! L’exterminateur est dans les parages, tu devrais fuir d’ici ! »
« Eastelle… Rappelle-toi… Le village qui brûlait… On fuyait tout les deux cet enfer… Et je suis mort… Cette flèche… »
« Tanis ? »
Mais le jeune homme ne pu continuer. Une épée lui avait traversée le corps et son sang se vidait par flots sur le sol. Tanis mourut une seconde et dernière fois dans les bras de la jeune femme qu’il aimait. Eastelle regarda l’exterminateur dans les yeux, les larmes coulaient le long de son visage déformé par la tristesse.
« Vous ne semez que mort et tristesse autour de vous, exterminateur… Êtes-vous pourvu de sentiments au moins ? »
Sans la regarder, l’exterminateur lui avait répondu :
« Celui qui ressens des sentiments est l’être le plus malheureux du monde. J’ai appris à les abandonner il y a bien longtemps… »
Il essuya son épée pleine de sang et laissa la jeune fille seule avec sa tristesse. |
| Spoiler: | | | Le signe de la licorne
Il était une fois, dans le royaume d’Erathia, vivait un jeune garçon du nom de Bannen. Il avait vingt ans et un esprit pas toujours très compréhensible. Il était toujours perdu dans ses pensées, à rêver de batailles et d’aventures. Ses deux meilleurs amis étaient toujours à ses côtés, et en étaient très heureux.
Il y avait Ciann, qu’il considérait comme son frère et à qui il venait souvent rendre visite. Quand à l’autre, c’était une jeune fille du nom de Liessia, et dont Bannen était fou amoureux. Il aurait été capable de déplacer des montagnes pour elle, et tout ce qu’elle lui aurait demandé, il le lui aurait offert. *-*-*-*-*-*-*-*-*
Ce matin là, Bannen fut convoqué par le chef du village, le vieux Ogan. Ce dernier était mourant, et il tenait à ce que ce soit Bannen qui lui succède à la tête du village. Mais ce dernier devait faire ses preuves. Pour cela, il devait se rendre dans la forêt sacrée afin de trouver la légendaire licorne qui devait lui donner un signe.
Bannen avait refusé, mais lorsque ce fut Liessia qui le lui demanda en personne, il ne put que se résoudre à passer cette épreuve qu’on lui avait imposée.
Accompagné de Ciann, Bannen s’enfonçait de plus en plus dans la forêt sacrée. Puis ils l’aperçurent au loin. Une licorne blanche et pure comme la neige, dont la corne brillait à la lumière du soleil. Bannen ne fit pas un geste, ébloui par tant de beauté. Mais Ciann sortit son épée et courut vers la bête sacrée. Bannen n’eut pas le temps de le mettre en garde. Il savait que le courroux des créatures sacrées était terrible. Mais c’était trop tard pour son ami. Ciann s’était retrouvé sur le sol, il n’y avait plus rien à faire pour lui. La licorne avait aperçut le jeune homme et s’était approcher doucement de lui. Bannen tomba à genoux et, tremblant de toute part, il lui raconta ce qui l’avait mené ici. Alors la licorne s’était baissée à son tour et lui avait touché le front du bout de sa corne. Bannen avait sombré dans les méandres de l’inconscience.
*-*-*-*-*-*-*-*-*
Bannen avait ouvert les yeux, doucement. Liessia était penché sur lui. Elle était en larmes. Si heureuse de le retrouver sain et sauf. Malheureusement, ce n’était pas le cas de Ciann. Son corps avait été retrouvé dans la forêt et enterré sur place.
A la vue d’Ogan, Bannen baissa la tête : il avait échoué à sa mission et n’était pas digne de devenir le chef du village. Le vieil homme lui expliqua le contraire et lui présenta un miroir. Ce dernier regarda son front : la licorne y avait laissé son signe. |
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|  | | Crayonne modéractrice de charme et dessinatrice officielle de Sano Rotter

Nombre de messages: 495 Age: 26 Localisation: Bibliothèque de Boudebar Date d'inscription: 25/07/2006
 | Sujet: Re: Les contes de fées cruels (Crayonne) Jeu 8 Oct - 14:00 | |
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Divine Trahison
Johrind était une petite contrée sans histoires. Les guerres avaient cessées depuis longtemps et la paix régnait. On racontait que des créatures divine vivaient dans les forêts, et que ceux qui les apercevaient auraient leur bénédiction éternelle.
Glendwall ne croyait pas à ces sornettes. Les gens du village lui avait dit qu’il finirait par être maudit si il continuait à penser de cette manière, mais le jeune homme s’en moquait éperdument. Il avait beau fouiller les bois et les forêt des environ, il n’y avait pas de traces de créatures divine.
Jusqu’au jour où il fit la rencontre de Soarë.
Soarë était un elfe, l’un des derniers survivant de cette race. Très vite, ils sympathisèrent, et dans le village, il se murmurait que Glendwall était sous la protection d’un être divin. Dès lors, plus personne ne voyait le jeune homme comme avant. Aussi ce dernier se permettait-il certaines choses…
Un soir, Kaléria, une jeune fille du village, fut retrouvée étranglée au bord d’un chemin. Comment la jeune fille avait-elle pu mourir de la sorte ? Glendwall savait, disait-il, qui avait fait une chose pareille. C’était Soarë qui avait mit fin à la vie de la malheureuse car il était jaloux de l’amour qu’il lui portait. S’en était trop pour les villageois qui prirent le chemin de la forêt, armés de torche et de lames.
Glendwall ne manifesta aucune émotion face à son ami qui ne comprenait pas ce qui se passait. Lorsque Soarë implora sa pitié, Glendwall fit la sourde oreille. Les villageois discutaient de la sentence à adopté, les deux amis se regardèrent droit dans les yeux, silencieusement. L’un était remplis de haine, l’autre de colère.
Et lorsque l’on brandit la hache au dessus de la tête de l’elfe, celui ci maudit Glendwall par trois fois. L’arme retomba lourdement et la tête de Soarë roula sur le sol, les yeux grand ouvert, contemplant celui qui l’avait trahi.
La malédiction se réalisa le lendemain matin : Glendwall s’était tué en tombant du haut d’une falaise.
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| Spoiler: | | |
Haïr à en mourir
Zeik détestait les humains malgré le fait qu’il appartenait à cette race par son père.
Son père…
Il jura en y repensant. Un humain qui avait profité de sa mère, une nuit, et qui l’avait laissé là, seule avec cet enfant dans son ventre. Cet enfant, c’était lui. Il avait grandit, et sa haine envers les humains avec lui. Elle avait atteint son paroxysme le jour où sa mère avait été tuée par des pillards humains.
Depuis qu’il était devenu chasseur de monstres, il refusait catégoriquement de faire équipe avec un humain.
« Va te faire voir Roth ! »
Zeik avait hurlé. Le dénommé Roth, un demi elfe lui aussi, n’avait pas bougé.
« Ecoute Zeik, il serait suicidaire que tu y aille seul. Ce dragon te tuerais comme on briserait une brindille. Il te faut un partenaire pour cette mission, et c’est pour cela que j’ai choisit Ys… »
« Si c’est un humain… »
« C’est une humaine… »
« Une femelle en plus ? Tu veux que je t’étripe Roth ? »
« C’est ça ou alors tu vas chercher des missions ailleurs Zeik… »
Refoulant sa rage, il accepta.
Le lendemain, Ys l’attendait déjà au point de rendez vous. Le regard de la jeune femme était remplis de rage en le voyant.
« Si on m’avait dit que je ferai équipe avec un elfe, j’aurais refusé… »
« Pareil pour moi, maudite femelle… »
En vérité, Zeik était troublé par la jeune femme qui le fusillait du regard.
« Et bien l’elfe, il serait peut être temps que nous allions mettre une trempe à ce dragon… Même si j’aurait pu le faire seule… »
Zeik n’avait pas répondu et l’avait suivie dans les profondeur de la grotte du dragon. Ils n’avaient pas marché très longtemps que ce dernier se trouvait face à eux. Les deux chasseurs de monstres se tenaient près à en découdre. Armés, ils foncèrent ensemble sur la bête. Le combat était terrible, et malgré les nombreux coups portés, le dragon ne faiblissait pas. Ys tomba sur le sol, blessée. Elle allait être tuée. Tendit que le dragon se rapprochait dangereusement d’elle, Zeik lui enfonça son épée dans l’arrière du crâne. La bête se débattit quelques instant avant de tomber au sol, sans vie. Ys se releva brusquement.
« Pourquoi m’avoir sauvée ? Je croyais que tu détestait les humains ? »
Zeik s’était approcher d’elle et leur visages se faisaient face.
« Je te hais, petite femelle… »
Puis il déposa un baiser sur ses lèvres. Ys recula, les yeux agrandit pas la surprise. Zeik, un grand sourire aux lèvres, murmura comme pour lui même :
« Un elfe qui déteste les humains et une humaine qui déteste les elfes… Un couple infernal ! »
Il se mit à rire, la première fois depuis bien longtemps.
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Jusqu’où ?
Meredith courait à travers les ruelles entourées par les flammes, tenant la main de son fils, Lionel.
Ce matin encore, Beowülf était un village comme tout les autres. Il n’aura fallut qu’une seule nuit pour que le chaos s’installe et qu’il soit mit à feu et à sang. Des pillards étaient venus. Ils tuaient pour s’amuser, peu leur importait ceux sur qui tombaient les coups de lames. Homme ou femme, enfant ou vieillard… Ce qui comptait, c’était de tuer.
Lionel trébucha, entraînant sa mère avec lui. C’est à cet instant qu’ils furent rattrapés. Meredith serra son enfant contre elle tendit qu’ils riaient. Elle les suppplia de leur épargner la vie, à elle et à son enfant. Elle pleurait toutes les larmes de son corps.
L’un des pilleurs lui tendit un poignard couvert de sang. Il lui laissa le choix : elle devait tuer son fils pour avoir la vie sauve, ou ce dernier devait la tuer pour continuer à vivre. Meredith mit le poignard dans les petites mains de Lionel qui pleurait. Elle lui avait sourit, elle lui avait dit qu’il devait le faire pour elle et pour lui. Alors, en larmes, Lionel avait accepté et accomplit le geste fatal. Sa mère tomba, et baignait dans son sang.
Les pilleurs riaient en le voyant s’accrocher au cadavre de celle qui l’avait mise au monde. Puis l’un d’eux l’égorgea sans préavis, laissant là, au milieu des flammes de cet enfer, la mère et l’enfant.
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|  | | Crayonne modéractrice de charme et dessinatrice officielle de Sano Rotter

Nombre de messages: 495 Age: 26 Localisation: Bibliothèque de Boudebar Date d'inscription: 25/07/2006
 | Sujet: Re: Les contes de fées cruels (Crayonne) Jeu 8 Oct - 14:02 | |
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La fin d’un monde
La forteresse de Gürundël était réputée dans le royaume pour être imprenable. Située à l’extrême nord, elle bravait les tempêtes de neige et les vents glacées tout au long de l’année.
A l’intérieur de cet endroit sinistre et inhospitalier avait grandit la jeune Aleen. Lorsqu’elle était née, un oracle avait prédit qu’elle serait l’élue, la seule capable de sauver la race humaine face aux hordes démoniaques du roi Cornu. Ce dernier pillait et massacrait jour après jour les villages et les citées des humains.
Aleen avait donc été éduquée pour éradiquer le fléau. Elle possédait une force peu commune pour une enfant de seize ans, savait parler aux animaux et manier les quatre éléments.
Le roi Cornu avait entendu parler de l’Elue et avait décider de partir à sa rencontre. La forteresse fut prise d’assaut par les armées démoniaque et Aleen fut sommée de se réfugiée dans la grande tour. La jeune fille aurait voulut aider, mais on le lui avait formellement interdit. Elle attendit, enfermée, que les bruits de la bataille cessent enfin. Puis la porte de fer s’ouvrit. Dans l’encadrement de la porte se tenait le roi Cornu, imposant dans son armure noir comme l’ébène. Aleen se releva, fière, et sortit son épée, prête à se battre. Alors le roi Cornu s’agenouilla devant elle. Il avait enfin retrouvé sa fille et, ensemble, ils allaient régner sur le monde.
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La reine des Poupées
Dans la lointaine contrée d’Ertach, une légende racontait qu’une famille de sorciers possédaient l’étrange pouvoir de changer les êtres humains en poupée. Elynaë était la seule survivante de cette illustre famille qui, au fur et à mesure que le temps passait, était chassé par les êtres humains. La jeune fille vivait donc dans les bois, à l’écart des hommes, appréciant sa solitude.
Mais la solitude, dont elle adorait la compagnie, s’éclipsa le jour où un jeune homme perdu lui demanda le gîte et le couvert. Wynden était un chasseur réputé dans son village, mais il s’était perdu dans les bois sombre où habitait Elyndaë. Cette dernière lui accorda le peu dont elle disposait. Wynden repartit le lendemain, la remerciant chaleureusement. La jeune fille en eut le cœur tout retourné. Elle souhaita secrètement qu’il ne revienne jamais.
Quelques jours plus tard, il était là, à nouveau. Le cœur d’Elyndaë s’emballa. Elle savait qu’elle n’avait pas le droit, que la malédiction de sa famille condamnait tout ceux qu’ils aimaient. A peine s’était-elle avouée dans son fort intérieur qu’elle aimait le jeune homme que Wynden se changea en poupée de chiffon. La malédiction venait à nouveau de faire une victime.
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Le Chasseur
Loup Garou. Une malédiction qui force certaines personne à se transformer les nuits de pleine lune.
Dans le petit village de Habënd, on raconte que pendant ces nuits, un loup garou sévit et tue ceux qu’il croise. Tout les habitants restaient sur leur garde pendant la pleine lune. Ryan et Selia étaient fiancés depuis presque deux ans. Le jeune homme partaient tout les soirs de pleine lune, dans l’espoir d’attraper le loup garou et de mettre fin à ses agissements. Il voulait détruire la bête, cette abomination engendrée, disait-il, par le mal. Et comme à chaque fois, Selia s’inquiétait pour lui.
Las d’attendre son aimé, elle décider d’aller chasser la bête elle aussi. Armée d’un fusil aux balles d’argent, seul souvenir de son père défunt, qui avait été à moitié dévoré par la créature, la jeune fille s’aventura seul dans la forêt alentour. Elle serra contre elle son arme lorsqu’il entendit son hurlement. Puis le loup garou apparut face à elle, énorme, imposant. Il s’approcha doucement de Selia. Cette dernière arma, visa et tira. La bête hurla de douleur avant de retomber lourdement sur le sol.
Et quand la jeune fille s’approcha de la forme humaine, inerte, elle la reconnue immédiatement.
C’était Ryan.
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Ne pleure pas Azel
Encore une fois, elle pleurait. Toutes les larmes de son corps ne pouvaient se tarirent. Depuis la mort de sa mère, la princesse d’Eyarith subissait presque tout les jours les assauts outrageux de son père. Elle passait la plupart de ses journées à pleurer dans sa chambre, sous les yeux tristes et bleu de Yan, son valet.
Une fois de plus, le roi l’avait prié de sortir de la chambre. Une fois de plus, il avait vu les yeux agrandit par la terreur de la jeune fille. Alors Yan s’était juré que se serait la dernière fois.
Cette nuit là, alors que la lune était caché par de noirs nuages, ils avaient prit la fuite tout les deux. Fuir cet enfer pour Azel, et fuir la tyrannie du roi pour Yan.
Hélas, mille fois hélas…
Ils furent rattrapés et leur escapade n’avait durée que quelques heures. Azel fut enfermée à double tour dans sa chambre. Et elle pleurait à nouveau toute les larmes de son corps. Yan avait été emmené dans les cachots. Il fut torturé de mille et une façon différente, le roi prenant plaisir à le voir souffrir. Au bout de trois jour, il fut condamné à être pendu à midi. Yan n’avait rien dit. Il était beaucoup trop épuisé par les multiples souffrances qu’on lui avait infligé. Il se contenta de lever la tête, les yeux triste et bleu. Il repensa à la douce princesse Azel.
Le roi alla retrouver cette dernière dans sa chambre, et après lui avoir fait subir à nouveau ses outrages, il lui annonça la mise à mort de son valet. Cette fois ci, contre toute attente, la princesse d’Eyarith ne versa pas une seule larme.
Comme il en avait été décidé, Yan fut pendu à midi, sous un magnifique soleil. Ses dernières pensées étaient pour sa princesse. Et lorsque le roi fut assuré que le valet n’était plus qu’un cadavre, il monta dans la chambre de sa fille pour lui annoncer la nouvelle. Il tourna doucement la poignée , et ce qui l’attendait le pétrifia de surprise.
Face à lui se balançait au bout d’une corde, le corps sans vie de la princesse Azel.
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 | Sujet: Re: Les contes de fées cruels (Crayonne) Jeu 8 Oct - 14:06 | |
| | Spoiler: | | | Amour maudit
Enfin Konrad avait consentit à nommer Krysha mercenaire. La jeune femme était plus que ravie quand il lui avait annoncé la nouvelle ce matin là. Malgré son apparence frêle, Krysha savait manier sa hache à deux mains avec rapidité et dextérité. Son mentor, Konrad, était un ancien chevalier de la garde royale d’Endahar. A présent, il s’occupe de diverses missions au sein du royaumes, car monstres et démons errent encore dans ces contrées.
Il y a trois ans, il avait perdu un œil en sauvant Krysha d’une attaque de démons. Elle s’en voulait depuis ce jour là, et elle avait décider de devenir comme lui, aussi forte, pour le protéger. Il l’avait initié aux arts du combat, et après toutes ces années d’efforts, il l’avait enfin reconnue comme son égale.
Leurs première mission en duo devait être des plus simple : ils devaient débusquer des gobelins d’une ancienne tour qui commençait à sombrer en ruines. Après les avoir exterminés, la jeune fille eut le malheur de toucher une porte maudite. C’est alors que ce libéra le roi démon, celui là même contre lequel Konrad s’était battu dans sa jeunesse. Et l’homme savait que le sacrifice pour le sceller était terrible.
Le roi démon s’empara de Krysha, il lui dévorait son âme lentement… Il lui raconta toute la vérité tout en la faisant souffrir : elle était la fille de celui qui l’avait sceller, et en la tuant, plus personne ne pouvait se mettre sur son chemin.
Les larmes aux yeux, Krysha demanda à son mentor de faire son devoir. Celui qu’il avait déjà accompli il y a très longtemps. Alors l’homme se jeta sur la jeune femme, lui transperça le cœur ainsi que celui du roi Démon.
La paix était revenue définitivement dans la contrée d’Endahar, mais pas dans le cœur de Konrad, qui avait mis fin aux jours de la personne qu’il chérissait le plus au monde… |
L'histoire suivante est écrite à partir de bribes de textes et d'une trame générale retrouvée dans un vieux cahier.
| Spoiler: | | | Chroniques légendaires de la guerre d’Estrella
Cela faisait des années que le royaume de Lankshu était en guerre contre celui de Kaléria. La princesse Azura Lankshu venait tout juste de perdre son père, et elle devait continuer le combat contre les elfes d’Emeraude. Ces derniers portaient ce nom car ils possédaient des yeux aussi verts que cette pierre précieuse. En prenant la place de son père, Azura coupa ses cheveux et revêtit son armure. Elle qui avait été une femme pendant seize ans deviendrait un homme capable de mener son peuple à la victoire.
Pendant une terrible bataille entre les deux royaumes, la jeune fille parvint à capturer le prince des Elfes d’Emeraude, Tanis de Kaléria. Ce dernier, connaissant son secret, lui propose un marché : elle devra l’épouser, ce qui conduira finalement à une paix entre les deux peuples. Azura accepte sans enthousiasme, mais elle pense à tous ceux qui sont tombés pendant cette longue guerre et aimerait que tout cela cesse.
Alors qu’un pacte de paix est conclut entre les deux royaumes, l’empereur du nord détruit la contrée d’Oshun. La princesse de ce royaume, Lyséa, et son garde du corps, Keyral, viennent demander de l’aide aux royaumes de Lankshun et de Kaléria pour contrer cette menace grandissante.
Azura accepte, et son cœur vibre pour le jeune homme qui accompagne la princesse d’Oshun. Cette dernière, quand à elle, ne reste pas indifférente au charme étrangement féminin dégager par celui qui l’a accueillit. Mais ce ne sont que des amours impossibles, et cela, Tanis le sait bien qu’il s’efforce de faire comme si il n’avait rien vu. Keyral est omnibulé par Lyséa, même si il sait que c’est impossible.
La citée de Lankshu, capitale du royaume du même nom, est attaquée par des hommes de l’empereur du nord. Et pendant la bataille, Lyséa découvre le secret d’Azura. Déçue, le cœur brisé, elle se suicide sous les yeux de la princesse et de son garde du corps. Cette dernière est encore sous le choque lorsque la bataille se termine. Tanis, silencieux jusqu’à présent, décide de libérer Azura de sa contrainte : il sait très bien qu’elle est amoureuse de Keyral. Mais la princesse refuse : une promesse est une promesse.
Suite à cette discussion, la jeune fille s’enfuit dans les alentour, seule, en larme. Désarmée, elle est une cible facile pour les maraudeurs. Elle se fait attaquée et ne doit sa vie qu’à Tanis qui l’avait suivie depuis le début. Ne sachant quoi lui répondre, mis à part des excuses et des remerciement, Azura retourne s’enfermer dans sa chambre. Son cœur hésite dorénavant entre deux hommes.
Le royaume de Kaléria tombe aux mains de l’empereur du nord, ce qui achève Tanis. Azura ravale sa fierté, abandonne ses habits d’homme pour retrouver ceux de ce qu’elle était avant, puis elle va lui parler. Ce dernier est subjugué par sa beauté.
Tanis décide d’envoyer le restant de ses troupes à l’assaut de la forteresse de l’empereur du nord. Azura et Keyral décident de le suivre et de l’aider. Les bateaux sont en route pour le nord, et pendant le voyage, Keyral comprend qu’Azura est une femme. Il lui dit qu’il tiens beaucoup à elle, mais elle le repousse. Son cœur appartient déjà à quelqu’un d’autre. Sur ce, elle part retrouver Tanis qui lui dit une énième fois qu’il l’aime. Azura est enfin capable de répondre à ses sentiments…
Le lendemain, sur les terres du royaume du nord, une intense bataille les attends. L’empereur en personne est présent. Il tue Tanis qui meurt dans les bras de son aimée. Cette dernière, ivre de rage et de tristesse, tue son adversaire, mettant fin à cette guerre.
Quelques années plus tard, Azura est devenue reine. Son fils, Tanis, un demi elfe, ressemble à son père. Il est sous la houlette de Keyral qui lui apprend les armes. La paix est revenue, mais pour combien de temps ?
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Une réécriture plus récente d'Alice aux Pays des Merveilles :
| Spoiler: | | | Alice in Dead Lands
Alice se réveilla doucement. Elle se leva et traversa la chambre jusqu’à la fenêtre d’où provenait la lumière du jour. Le soleil était haut dans le ciel, et la jeune fille ne savait pas depuis combien de temps elle s’était endormie. Au dehors, tout semblait désespérément vide. La ville n’était déjà pas bien vivante en temps normal, mais là, c’était encore pire. Alice soupira longuement et descendit au rez-de-chaussée.
« Papa ? Maman ? »
Aucune réponse.
La jeune fille sentit sa tête lui faire atrocement mal d’un seul coup. Comme si quelqu’un lui enfonçait un couteau à l’intérieur pour la faire souffrir. Alice tomba à genoux sur le sol, la tête entre ses mains. Elle souffrait le martyr.
Puis, plus rien.
Soudainement, la douleur était partie comme elle était arrivée. Lentement, la jeune fille se releva, et sortit au dehors pour prendre l’air.
Personne.
Les rues étaient vides. Alice se mit à marcher au gré de son envie, arpentant les ruelles. Mais il n’y avait personne. Pas un chat. Au bout d’un moment, la jeune fille s’arrêta tout net. Là bas, derrière le banc, quelque chose avait bougé.
« Il y a quelqu’un ? »
Pas de réponses encore une fois. Au fur et à mesure qu’elle se rapprochait, elle entendait un grognement des plus étranges. Jusqu’à se retrouver face à face avec…
« Aaaah ! »
Alice avait hurlé d’un seul coup. La créature s’était relevée, sentant la chair fraîche de la jeune fille qui rebroussa chemin en courant, les larmes aux yeux. Arrivée dans une petite ruelle, elle se laissa tomber contre le mur de pierre et pleura silencieusement.
Elle n’y comprenait rien.
Depuis qu’elle s’était réveillée, ses parents avaient disparut, la ville semblait abandonnée et maintenant elle était poursuivit par une créature dont elle pensait qu’elle n’existait pas.
Un zombie.
Un bruit se fit entendre près d’elle. Alice se releva, tremblante. Un peu plus loin, ils étaient quatre ou cinq, elle n’était pas sure. Doucement, elle se faufila au fond de la ruelle. Ils se rapprochaient, ils la sentaient.
Une impasse.
Elle était prise au piège. Bêtement.
Alice tomba à genoux sur le sol, les larmes aux yeux. Alors elle allait mourir comme ça ? Dévorée par une horde de zombies avide de chair fraîche ? Ils allaient se battre pour lui arracher ses entrailles ? Alice tressaillit à cette idée.
Les grognements se rapprochaient de plus en plus. La fin arrivait à grand pas, et la jeune fille ne savait pas ce matin là que tout ce passerait ainsi. Si seulement elle l’avait su…
« Est-ce que tu veux un coup de main ? »
Alice leva les yeux vers le balcon d’où provenait la voix. Un peu plus haut, au deuxième étage d’un immeuble, un jeune homme l’observait. Il devait avoir à peu près le même âge qu’elle. Face à elle se trouvaient maintenant les créatures sans vie… La jeune fille hurla :
« Je vous en supplie, aidez moi ! »
Un large sourire aux lèvres, l’inconnu avait enjambé le balcon pour retombé près d’elle. Alice n’en croyait pas ses yeux. Il venait de sauter une hauteur de deux étages et n’avait pas une seule égratignure. Il s’était mit face à elle, laissant les morts vivants s’approcher lentement. Puis Alice ferma les yeux lorsqu’il se jeta sur eux. Elle entendit des bruits d’os qu’on craque, de membres qu’on arrache, de gargouillements inaudible… La jeune fille pensait qu’il était mort, et que s’en était finit d’elle aussi.
« Est ce que ça va ? »
Alice leva ses grands yeux remplis de larmes vers le jeune homme. Il n’était pas blessé et semblait en pleine forme. Elle acquiesça doucement en hochant la tête lentement de haut en bas. Il continua :
« Tu ne devrais pas rester toute seule ici… Il y a de grande chances pour que tu te fasses bouffer n’importe quand. Que dirais tu si je devenais ton garde du corps ? »
Alice se jeta dans ses bras en pleurant toutes les larmes de son corps. Il lui chuchotait doucement à l’oreille :
« Calme toi, tu risque d’en faire revenir d’autres… »
Puis elle le suivit sans émettre aucune résistance.
Il n’avait pas de nom. Il s’était réveillé, comme elle, dans un monde remplis de créatures avide de chair fraîche. Il sembla vivant, mais quelque chose fait que les morts vivants n’essaye pas de le dévorer comme Alice. La jeune fille se sentait seule dans ce monde bouleversé, mais elle avait désormais un allié sur qui elle pouvait compter. |
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