Oh my God, une histoire qui m'est sortie de la tête comme ça, tout d'un coup !
L'Héritier de Dolldemort Il fallait se faire une raison : Dolldemort n’était plus.
Elle avait disparut avec la famille Rotter.
Eleanor n’arrivait pas à y croire. Sa meilleure amie, la mage noire la plus puissante du monde de la sorcellerie alcoolisée avait été éradiquée à cause d’un enfant. Un gamin qui venait à peine d’avoir un an. La seule chose qui lui remontait un tant soi peu le moral était le fait qu’avant de disparaitre, Dolldemort avait réussit à se venger de Saké Rotter.
« Eleanor, tu devrais te reposer… »
La voix de Charles résonna doucement dans le petit salon. Eleanor se retourna vers lui. Il tenait leur enfant endormie dans ses bras.
Eleanor était en colère. Contre Dolldemort, contre Saké Rotter et sa famille, contre elle-même. Elle observa sa fille. Une toute petite fille qui venait tout juste d’avoir un an. Comme celui qui avait définitivement mit fin à la confrérie des sorciers maléfique. La jeune femme eut alors une idée terrible. Elle s’approcha de son enfant et l’arracha presque des bras de son père.
« Crayonne… Ma petite Crayonne… Tu seras l’instrument de résurrection de Dolldemort ! Et tu m’aideras, n’est ce pas Charles ? »
L’homme baissa doucement la tête. Il ne pouvait rien lui refuser. Elle pouvait lui demander n’importe quoi, il aurait accepté. Mais là, utiliser leur propre enfant pour assouvir ses délires, il n’arrivait pas à comprendre.
« Eleanor, tu ne crois pas que… »
Mais il n’avait pas achevé sa phrase qu’elle lui lança un regard noir.
« Je sais à quoi tu penses… Mais je te promets qu’elle n’aura rien… Tout du moins, pour le moment… »
« Eleanor ! »
Il avait crié cette fois. Elle se retourna à nouveau, l’air hautain. Charles ne pouvait pas la laisser faire une chose pareille.
« Tu ne peut pas te faire à l’idée que Dolldemort est définitivement morte ? Laissons tomber la confrérie des sorciers maléfiques, nous pourrions vivre… »
« La ferme ! »
Il recula. Eleanor avait les larmes aux yeux, mais ces derniers étaient remplis de haine.
« Charles, nous allons trouver un moyen d’utiliser la gamine comme réceptacle pour la résurrection de Dolldemort. Je ne veux plus t’entendre geindre de la sorte ! »
« Mais ce n’est qu’une enfant ! »
« Et alors ? Je t’en ferais d’autre des enfants si tu veux ! »
Charles protestait devant tant de cruauté gratuite de la part d’Eleanor.
« Eleanor, je t’en supplie, arrête ça ! »
Hors d’elle, la jeune femme répliqua :
« Je me fiche bien de savoir qu’elle vive ou meurt, tant que je réussis à ramener Dolldemort à la vie. Et après, on pourra s’occuper de tout ces Boidelos qui ne servent strictement à rien, et pourquoi pas, de tout ceux qui tenterons de nous barrer la route ! »
Charles réfléchissait. D’aussi loin qu’il la connaissait, il savait que Eleanor et Dolldemort étaient très liées. Elles avaient passé leurs enfance ensemble et étaient les meilleures amies du monde. Toutes deux vouaient une haine sans bornes aux Boidelos.
Même si il savait qu’Eleanor était plus faible que lui, il ne pourrait jamais lui faire le moindre mal.
Parce qu’il l’aimait depuis le jour où il l’avait rencontré.
C’était le jour de la rentrée à Boudebar. Elle venait d’être admise chez les Vignaigres, tout comme Dolldemort. Il aurait voulut être avec elle, mais le sort en avait décidé autrement : il avait été choisit par le Choixpeau Magique pour intégrer la maison des Sakédors.
Combien de fois l’avait-il croisé au détour d’un couloir ?
Combien de fois avait-il passé des heures à l’observé pendant les cours ?
Combien de fois l’avait-il suivit juste pour la voir ?
Charles Badgranger ne pouvait plus s’arrêter de penser à elle : il l’aimait comme un fou. Mais est ce que c’était réciproque ? Il en doutait fortement.
Un jour, alors qu’il avait suivis Eleanor et Dolldemort jusqu’à la bibliothèque, il surprit les bribes d’un dialogue qui le laissa pantois. Eleanor s’acharnait sur ses crayons, les brisant en petits morceaux et maugréant à voix basse.
« J’en ai assez Dolldemort… Assez de savoir que ces Boidelos se la coule douce alors que nous en avons bavé à cause d’eux… »
« Tu sais que tu viens de me donner une idée ? Je suis sûre qu’elle va te plaire… »
Un sourire malicieux apparut sur les lèvres de Dolldemort. Elle continua :
« J’ai envie de créer un groupe. Mais pas n’importe quel groupe ! Un groupe de sorciers qui ont la haine des Boidelos et qui ne vivrais que pour les exterminer ! »
Eleanor se mit à applaudir discrètement.
« Bien entendue, tu en serais la chef Dollie… »
« Il n’y a vraiment que toi pour m’appeler comme ça… Un jour, tout leur tombera dessus sans qu’il n’y comprenne quoi que ce soit, et ce jour là, ils gouteront notre vengeance ! »
Charles avait tout entendu. Mais il ne savait que faire. Les dénoncées et s’attirer les foudres de la jeune fille qu’il aimait par-dessus tout, ou bien alors…
« Excusez moi toutes les deux… »
Dolldemort et son amie relevèrent la tête vers le jeune homme. Charles regardait Eleanor, il la dévorait pour ainsi dire des yeux. Dolldemort le sortit de sa rêverie.
« Qu’est ce que tu veux ? Tu ne vois pas que nous sommes occupées ? »
Charles lança à voix basse :
« J’ai tout entendu… »
Un lourd silence s’était installé, puis le jeune homme répéta.
« J’ai tout entendu… Et je… Je ferais tout ce que vous me demanderez… »
Dolldemort s’était mise à pouffer de rire.
« Tu as entendu ça Léa ? Qu’est ce que tu crois mon pauvre ? »
« Je pense qu’il pourrait nous être utile… »
Eleanor avait prononcé cette phrase très calmement. Elle continua de sa voix froide :
« Je l’ai déjà vu à l’œuvre, et il est plutôt doué… Plus que moi en tout cas… C’est maintenant qu’il faudrait commencer à recruter nos homme de main Dollie… »
« Très bien… Et toi, tu es ? »
« Charles Badgranger… »
Charles soupirait en repensant à son passé.
Il venait de la maison Sakédor, sa destiné aurait été tout autre si il n’avait pas rencontré Eleanor. Il aurait pu devenir membre du DESASTRE avec la puissance qu’il avait.
Mais il avait préféré choisir une autre voie. La même que celle de sa femme.
Combien de fois avait-il tué au nom de la confrérie ?
Combien de fois s’était-il incliné devant ces caprices ?
Combien de fois s’était-il rallié à ces idées alors qu’il n’en avait que faire ?
Combien de fois se serait-il tué pour elle ?
Mais là, c’était trop pour lui… Sacrifier sa propre fille à ces idées lui était tout bonnement insupportable. Il alla retrouver la jeune femme dans la chambre d’enfant.
Eleanor était plongée dans un énorme livre. Dans le petit lit, Crayonne dormait. Charles s’approcha doucement de sa femme.
« Comment peux-tu envisager une chose pareille Eleanor ? Ta propre fille ! »
« Tais-toi Charles ! Je n’ai pas envie de discuter plus longtemps avec toi ! »
L’homme secoua la tête doucement.
« Léa…Tu ne pense pas que ce qui est arrivé est de sa faute ? Nous l’avions prévenue ! »
« Et elle ne nous a pas écouté !!! »
Eleanor s’était mise à hurler. Crayonne s’était réveillée en larme. Charles l’avait prise dans ses bras et tentait de la calmer.
« Ecoutes moi Léa, je ferais tout ce que tu veux, peux importe ce que tu me demanderas mais arrête de penser à sacrifier ta fille ! C’est trop cruel ! »
La jeune femme s’arrêta d’un seul coup et se retourna vers Charles.
« Tu as bien dis tout ce que je veux ? »
Charles acquiesça.
Charles Badgranger regarda tout autour de lui.
Il y avait quelque chose d’étrange dans l’air. Tout était blanc, recouvert par la neige. Un froid glacial fendait l’air.
Il se mit à avancer, malgré la neige, le vent et le froid. Et à travers les arbres gelés, il découvrit les ruines de ce qui semblait avoir été un manoir.
Ses cheveux battaient l’air au rythme saccadé du vent. L’homme entra dans les ruines. Il faisait toujours aussi froid, mais au moins, le vent était inexistant. Il avança le long des couloirs sans vie.
Un large sourire se dessina sur ses lèvres. Ici, il y avait ce qu’Eleanor recherchait. Un grimoire ancien ayant appartenu à Rettdeboir Whiskytard. Peut être laisserait-elle Crayonne tranquille si il lui ramenait.
Elle l’avait promis.
Charles entendit des voix au loin. Il allait devoir tuer, à nouveau…
Il était revenu au bout de quelques jours à peine. Il avait réussit. Eleanor souriait quand elle était venue lui ouvrir la porte. C’est à cet instant qu’il avait ressentit quelque chose d’étrange.
Crayonne…
Il monta au premier dans la chambre de la petite fille, manquant de tomber dans l’escalier tant il était pressé et inquiet.
Elle était là, elle avait tendu les bras vers lui quand elle l’avait aperçut, un large sourire aux lèvres. Mais quelque chose n’allait pas, et il le ressentait. La puissance de la petite fille n’avait plus rien à voir avec celle qu’elle avait avant qu’il s’en aille.
Eleanor apparut au coin de la porte, un grand sourire sur les lèvres. Charles se tourna vers elle, mais ne dit mot.
« Qu’est ce que tu lui a fait Léa ? »
Charles était sortit de ses gonds. Eleanor lui avait répondu d’une voix sèche :
« J’ai fais ce que je voulais faire depuis le début ! Il me suffisait juste de t’éloigner d’ici pour pouvoir le faire… Tu es tellement prévisible mon pauvre Charles… »
Elle avait déblatéré ses mots sur un ton qui se voulait le plus blessant possible. Et elle avait réussit.
« Tu es vraiment ignoble… Comment… »
« Comment ai-je pu faire une chose pareille ? Arrête Charles… Crayonne deviendra celle qui ramènera Dolldemort à la vie ! Elle sera adulée pour ça ! »
« Tu ne sais pas… Tu ne sais rien Léa… »
« Et toi tu n’es qu’un idiot fini ! »
Elle allait sortir de la salle quand Charles se plaça devant elle.
« Tu n’en a pas assez de penser à te venger ? »
Eleanor l’ignora royalement et tenta de passer à sa gauche. Charles l’attrapa par le bras et la plaqua contre le mur.
"On doit parler !"
"Je n'ai rien à te dire, fout moi la paix Charles !"
Il l’obligea à lui faire face. Son visage portait le masque déformé de la fureur et ses yeux pénétraient intensément dans ceux indifférents de la jeune femme.
"Écoute-moi bien parce que je ne me répéterais pas ! Fais lui le moindre mal et je te jure que je n’hésiterai pas… Et ce n’est pas parce que tu es une femme que je serais doux avec toi ou quoi que se soit ! "
Charles relâcha sa prise, se sentant bizarre. Eleanor ne l'avait encore jamais vu dans cet état. Elle tenta quand même d’avoir le dernier mot :
« Ca me rend malade de discuter avec toi… »
Une journée magnifique s'annonçait, un soleil radieux venait réchauffer l'hiver et la neige qui avait tout recouvert durant des jours commençait peu à peu à fondre, laissant de nouveau apparaître le pavé des rues et les toits d'ardoises. Eleanor avait sourit, assise devant la petite fenêtre de sa chambre, admirant le paysage qui s'étendait en dessous d’elle.
Elle avait réussit à se faire détester de celui qu’elle aimait par-dessus tout. Elle sentit une présence derrière elle et se retourna. C’était Charles.
Sa froideur et sa distance avait laissé place à un regard doux et chaleureux… Eleanor détourna son regard. Le jeune homme parla :
« Tu ne sera jamais heureuse avec moi… »
Il y avait une pointe de tristesse dans sa voix.
« Compte tenu de toute cette histoire, c’est évident… »
Les mots étaient sortit tout seul. Eleanor aimait faire du mal, mais elle s’en voulait…
La jeune fille baissa la tête tendit que le sorcier scrutait l’horizon. Elle réfléchissait à ses paroles : il avait raison. Eleanor n’y avait jamais réellement pensé.
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"Bon sang qu'est ce qu'on peut s'ennuyer ici... J'me demande ce que Ganon est en train de faire..."
-Link- Faces of evil (CDI)