La suite la suite !!!!
Chapitre 4
Rêves éveillésC’est le crépuscule
Et je me réveil
Mon corps tremble de froid
Je revois cette scène affreuse
Qui s’est gravée dans mon âme
Je ne peux frapper assez fort
Et je fuis…
Je ne peux plus tenir bon
Et je fuis…
Je ne peux souffrir plus longtemps
Et je fuis…
Je ne veux pas saigner plus
Et je fuis…
Je ne veux pas mourir ainsi
Et je fuis…
L’air est épais, mon souffle saccadé
Mon cœur bat à cent à l’heure
Dans mes veines coulent un liquide glacé : la peur
Explose en moi !!!
Je ne sais pas ce que je fuis
Je ne sais pas où je vais
Il y a quelque chose d’étrange au fond de moi…
Je ne sais pas ce que je fuis
Je ne sais pas où je vais
Il y a quelque chose qui me suis dans les ténèbres…« Des cloches… J’entends des cloches… »
Sacré se retourna dans son lit. Il rêvait. Perdu dans les méandres d’un cauchemar qui n’avait pas de fin.
« Libère moi !!! »
Le jeune garçon se réveilla en sueur. Il regarda l’horloge dont les aiguilles indiquaient 7h45 et jura : si il ne se dépêchait pas, il allait être en retard. Et ses parents lui avaient expliqué ce que signifiait être en retard lors des cours de cocktails.
La craie crissa sur le tableau, avant d’être reposée lentement sur le bureau. Crissement qui fut bien entendu vite remplacé par le son étoffé du chiffon effaçant les quelques lignes précédemment inscrites accompagnées du bruissement frénétique des stylos sur le papier. Lorsque le silence fut enfin installé, un à un, les élèves relevèrent timidement la tête pour détournés aussitôt leurs regards devant le visage amère de leur professeur.
« Bien… A présent que vous après prit note, et j’espère que c’est le cas, vous allez venir à mon bureau, un par un, pour récupérer les ingrédients… Vous allez préparer un cocktail selon les directives que je vous ai inscrites. Il s’agit là d’un mélange relativement simple… »
Il eut un large sourire qui glaça le sang des élèves puis continua.
« Bien entendu, vu votre niveau plus que lamentable, je ne m’attend pas à un miracle… »
Lors de la distribution, il ajouta à l’intention de Sacré :
« Il serait regrettable que l’un d’entre vous nous quitte avant l’heure n’est ce pas ? »
Sacré observa son professeur. Exactement comme lui avait décrit ses parents… Il le regarda droit dans les yeux.
« Comment pouvez vous me juger dans une matière où j’excelle moi-même ? »
« Madame la directrice, j’ai à vous parler… »
« Il est extrêmement rare de vous voir à mon bureau monsieur Daniel… »
Bélial invita le professeur de cocktails à s’asseoir face à elle.
« Il s’agit du jeune Rotter… »
« Ne me dites pas qu’il est aussi idiot que son père quand même ? »
« Ce serait plutôt le contraire, aussi étonnant que cela puisse paraître… Il est très doué, même si je lui ai mit une mauvaise note pour la forme… Mais il y a quelque chose qui me chiffonne… »
« Quoi donc ? »
« A l’instant où il m’a regardé, j’ai vu un éclat vert dans ses yeux… Mais je reste quand même surpris par ses facilités dans ma matière… »
« Et qu’est ce que vous voulez que ça me fasse que Sacré Rotter soit fort dans votre matière ? »
Bélial s’énervait. Elle avait sortit son fouet au grand dam du professeur de cocktails qui recula.
« Qui dit Rotter ne dit pas forcément Looser, sachez le monsieur Daniel… »
« Ah bon ? »
La directrice fit claquer son fouet prêt du visage de son interlocuteur.
« Je vous serez gréer de quitter expressément mon bureau avant que je ne m’énerve sérieusement... »
Le professeur ne se le fit pas dire deux fois et disparut dans la seconde qui suivit.
Sacré était plongé dans son livre de cours quand quelqu’un le bouscula violemment au point de le faire tomber.
« Regardez qui voilà ! Le petit fils de l’assassin !!! Toi aussi tu vas suivre les traces de ton grand père ? »
Sacré leva les yeux vers son interlocuteur et reconnu Gin Martini qui était dans sa classe. La seule différence était qu’il se trouvait dans la maison Whiskytard.
« Tu es sourd ou quoi ? Je viens de te poser une question !!! »
Gin le prit par le col et le força à se relever.
« Répond moi !!! »
« Pourquoi… »
Les mots moururent sur ses lèvres. Le Whiskytard resserra sa prise. Puis il le traîna vers un placard qui se trouvait là et le ferma à clef.
« Tu n’as qu’à crever comme un chien… »
Sacré frappa contre la porte. Il aurait voulut la détruire de ses poings. Mais il était si faible… Il frappa comme un damné. Puis il s’arrêta, les mains appuyées contre cette satanée porte. Tout était devenu silencieux. Pas un seul bruit ne se faisait entendre. Un silence total…
Il pleurait hystériquement, les nerfs à vifs. Il prêta quand même attention aux bruits alentours, sachant qu'on ne tarderait pas à le chercher. Quand il entendit des pas, il étouffa ses sanglots et se recroquevilla près d'un arbre. Il regarda la lune qui était pleine ce soir là. Et lorsqu'il fut sûr que ses poursuivants ne pourraient retrouver sa trace, il put redonner libre cours à sa peine.
Sacré se réveilla en sursaut. C'était un affreux cauchemar qu'il venait de vivre là. Tout était encore flou dans sa tête, comme si il avait déjà vécut une scène semblable par le passé. Cela devait faire des heures qu'il était recroquevillé dans ce placard sombre et remplit de poussière. Il soupira... Si seulement il avait été plus fort, comme son père...
"Il ne tient qu'à toi de le devenir."
Sacré se teint la tête de douleur. C'était encore cette maudite voix. Il ne put s'empêcher de hurler.
"Laissez moi tranquille !!!"
Et la voix de lui rétorquer :
"Tu es promis à une destiné exceptionnelle Sacré Rotter... Mais pour cela, tu va devoir t'allier à moi..."
Sacré avait l’impression d’être perdu dans un brouillard épais. Une main se tendit vers lui. Devait-il l’accepter ?
« Tout vas bien Sacré ? »
Il reconnut immédiatement la voix et son sang ne fit qu’un tour.

« Une chance qu’Hallyn soit venue me prévenir, sinon tu était bon pour rester coincé dans le placard… »
Pini avait préparés des tasses de chocolat chaud pour sa fille et Sacré.
« Merci Papa ! »
« Merci monsieur Weaslate… »
Pini partit d’un rire qui résonna dans la pièce.
« C’est normal Sacré… »
Il posa affectueusement sa main sur la tête de Sacré qui tourna vers lui une frimousse adorable, sur les traits desquelles on devinait déjà qu’il serait un très bel homme plus tard.
« Tu ressemble beaucoup à tes parents Sacré. »
Ce dernier avala une gorgée de chocolat, puis souria. Hallyn demanda à son père :
« Tu connais les parents de Sacré ? »
« Depuis mes onze ans… On a fait toute notre scolarité à Boudebar ensemble. »
Sacré se releva.
« Racontez moi s’il vous plait… J’aimerai en savoir plus sur eux… Ils ne m’ont jamais paré de leur enfance ici… »
Pini se racla la gorge et commença :
« La première fois que j’ai rencontré ton père, c’était à l’aéroport de Moisy Champomy. Il était déjà célèbre dans le monde de la sorcellerie alcoolisée pour avoir mit fin au règne de celui dont on ne sait prononcé le nom… Dès que ton père a vu Crayonne, il en est tombé amoureux… Il ont commencés à sortir ensemble après l’affaire de Vic Vas y Sans Tête… Puis en seconde année, nous nous sommes battus contre celui dont on ne sait prononcé le nom qui a fait un come back fracassant. En troisième année, il y a eu pas mal de grabuge aussi… Quand à la dernière année… »
Pini s’arrêta net. Est-ce qu’il pouvait dire à sacré que sa mère avait été tuée, puis ramenée à la vie par Rettdeboir Whiskytard ?
« Enfin bref… Il est tard les enfants, vous devriez aller vous coucher… »

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"Bon sang qu'est ce qu'on peut s'ennuyer ici... J'me demande ce que Ganon est en train de faire..."
-Link- Faces of evil (CDI)