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Crayonne modéractrice de charme et dessinatrice officielle de Sano Rotter

Nombre de messages: 495 Age: 26 Localisation: Bibliothèque de Boudebar Date d'inscription: 25/07/2006
 | Sujet: L'enfer sur terre Mar 8 Juil - 10:31 | |
| En parallèle avec "Battle for your Soul", un autre texte que j'ai commencer. Ça me permet de jongler entre les deux. | Spoiler: | | | PROLOGUE
Quand Ronnie s'est installé à cet endroit Il a dit Surtout ne me faites pas l'affront de me demander pourquoi je suis condamné à porter ce visage Maintenant nous savons tous pourquoi les enfants l'appelle Ronnie le renfrogné Quand il a tiré son pistolet de sa poche Ils sont tous tombés Ronnie – Metallica
Putain, j’ai mal…
Je ne me rappelais pas que le chemin était si long pour aller là bas... Connard. Il m’a tiré dessus. Je pisse le sang. Merde, j’ai des vertiges.
Pas maintenant…
Pas maintenant…
Je les entends, ils sont dernière moi. Ils sont en train de gueuler comme des dingues. Ils me demandent de m’arrêter, de me laisser faire, gentiment.
Qu’ils aillent se faire foutre, tous autant qu’ils sont !!!
Plutôt crever !!! Plutôt crever !!!
Enfin, enfin j’y suis…
Je les ai semé, mais pas pour longtemps. Ils vont finir par me retrouver ces cons… Qu’est ce qu’ils peuvent être stupides… Ils ne m’ont pas raté en tout cas. J’ai reçut un bastos dans le bide. Ils visent mieux que je ne le pensais. Je me demande comment ça se fait que je sois encore debout après tout le sang que j’ai perdu… Putain, qu’est ce que ça peut me faire mal cette connerie.
Je me demande si Craig et Lucas s’en sont sortit… Ils les ont peut être tué aussi. J’aurais voulu les voir une dernière fois. Je n’aurais pas dû les embarqués dans cette histoire, et Trent non plus. Je suis sûr que c’est à cause de ça qu’il à pété un câble.
Désolés les mecs, j’aurais dû la jouer en solo sur ce coup là.
C’est quand que je suis venu ici la dernière fois ? Ca dois faire quatre ou cinq jours… Le temps passe si vite… Bon sang, j’ai du mal à bouger avec cette blessure. Ca me fait mal. J’ai la tête qui tourne. Où es tu ? Où es tu Kelley ?
Putain, ils m’ont rattrapé au moment où je t’ai retrouvé. Je me laisse tomber à côté de toi, j’ai sommeil, sommeil… Je me sens si lourd…
Qu’est ce qu’il me reste ? J’ai encore quelques balles en stock dans ce flingue. Je vais faire un véritable carton cette fois. Et après, je pourrais dormir.
Enfin… Enfin…
Tout sera terminé et je pourrais me reposer…
Désolé Kelley. Je suis désolé. Mais je t’ai vengé, et ma récompense, c’est de savoir que ce salaud à bien souffert avant de mourir. Je te raconterai quand on se verra là bas toi et moi.
Tout est de ma faute. Juste la mienne. J’espère qu’ils ne s’en prendront pas aux autres à cause de moi. Si j’avais su que tout finirai comme ça, alors… Alors… Putain, qu’est ce qu’ils me veulent ? Qu’ils me foutent la paix bon sang !
Quel monde de merde dans lequel on vit ! Ce n’est même pas un monde, c’est l’Enfer !!! L’Enfer sur Terre !!! Quelle bonne blague quand même…
Kelley, attends moi. J’arrive… J’arrive…
Je t’aime Kelley… |
| Spoiler: | | | Chapitre 1
Tous nos rêves et nos souhaits Laissé en sécurité dans notre chez soi Combattant pour ce qui est juste L’appel de la nuit Etre ou ne pas être en train de se battre ici Partir sans toi, en laissant mon âme là bas L’appel de la nuit Les couleurs disparaissent avec le temps
Calling to the night – Natasha Farrow
Comme toujours, il jouait du piano en rentrant des cours. Et il jouait toujours le même morceau ces derniers jours. Un morceau qu’elle avait écrit. Souvent, elle l’accompagnait au chant. Elle avait une voix claire qui ne le laissait pas indifférent. C’était les meilleurs moments de son existence.
Mais ce soir là, elle ne l’accompagnait pas de sa voix. Il jouait sans grande conviction, encore sous le choc. Mais il jouait pour elle. Même si il ne la verrait plus jamais, il continuait à penser à elle.
Qu’est ce qui avait pu provoquer son geste ?
Pourquoi avait-elle fait une chose pareille ?
Elle était la première à dire qu’elle avait toute la vie devant elle…
Une larme coula, suivit d’une autre, et d’une autre encore. Il pleurait. Pas de tristesse, mais de rage. Rage de ne pas avoir compris, rage de n’avoir pas pu l’aider. Elle avait mit fin à sa vie, contre toute attente.
Il commençait à pleuvoir ce jour là. Il avait froid, mais n’en avait rien à faire… Ce n’était pas si grave après tout. Le ciel était gris, presque noir. Il entra dans l’église, suivit de quelques dizaines de personnes. Il ne comprenait pas.
Il s’avança et la regarda. Elle était si belle, elle semblait dormir tout simplement. Mais elle était morte. Il avait du mal à réaliser qu’il ne verrait plus jamais son magnifique sourire. Plus jamais il ne l’entendrait rire ou pleurer.
Il y avait encore quelques jours, ils étaient ensemble, à la bibliothèque, à étudier les mathématiques dont elle avait une sainte horreur. Elle voulait devenir avocate, elle voulait travailler pendant les vacances pour gagner de quoi passer son permis de conduire. Elle avait tout son avenir entre ses mains, et elle avait préféré le froisser et le jeter comme un vulgaire papier dans une poubelle.
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Qu’est ce qu’il n’avait pas compris ?
Qu’est ce qui s’était passé dans sa tête à ce moment là ?
Il ne s’était pas douté que quelque chose n’allait pas. Elle était si studieuse. Elle n’était pas venue pour le contrôle de mathématiques. En y repensant, son cœur se serre. Il aurait peut être dû lui proposer de faire un tour et de s’amuser au lieu de réviser ce jour là.
Ce jour là, elle n’était pas venue en cours. Il s’était inquiété. Au final, il avait sécher les cours de l’après midi pour aller la voir chez elle. Il a courut de toute ses forces, arrivant en sueur sur le pas de sa porte.
Quand son père lui avait ouvert, il était en larmes.
Jamais encore il ne l’avait vu dans cet état. Il avait toujours su garder son sang froid, qu’elle que soit la situation dans laquelle il se trouvait. Son cœur se serra dans sa poitrine, un peu plus. Ils y avaient des pompiers dans le salon. Sa mère s’était évanouie.
Et c’est à cet instant qu’il l’avait vue.
Elle. C’était elle sous ce drap blanc que transportaient les pompiers. Mais il ne versa pas une seule larme. Il n’en avait pas la force.
Lucas était là aussi. Lui non plus ne pleurait pas. Ils s’étaient regardés, sans dire un seul mot. Mais l’un comme l’autre avaient compris que leur peine était profonde.
Elle s’était coupé les veines, avait jeté sa vie aux orties. Et personne ne savait pourquoi.
Il avait tellement de choses qu’il aurait voulut lui dire, mais elle ne lui en avait pas laissé le temps. Il le regrettait sincèrement.
Il se rappelait qu’elle aurait voulu le voir en costume le jour du bal de l’école. Mais elle ne pourrait plus le voir à présent. Pourtant il est là, à côté d’elle, dans ce costume. Il porte même la cravate qu’elle lui avait offerte. Cette cravate qu’il avait trouvée affreuse.
Il esquissa un léger sourire qui disparut rapidement.
Elle ne se réveillera pas. Ils fermeront cette boite et elle disparaitra sous terre.
Beaucoup de camarades du lycée sont là aussi. Beaucoup d’entre eux sont en larmes. Ils quittent peu à peu cet endroit qui sera sa dernière demeure, tendit que le ciel verse ses larmes, comme si il voulait partager sa peine.
Une main se posa sur son épaule. C’était Jimmy, son jeune frère. Il était en larmes. Il le serra dans ses bras, et entre deux sanglots, balbutiât des paroles réconfortantes qu’il n’écoutait même pas.
Son frère appréciait beaucoup Kelley.
C’était lui qui lui avait présenté la jeune fille.
C’était lui aussi qui l’avait aidé à se rapprocher d’elle.
En y repensant, c’était grâce à lui qu’il avait passé tant de moment s merveilleux en compagnie de Kelley.
Il le remercia, d’une voix presque inaudible. Pourtant, il avait le cœur lourd, si lourd… Des camarades lui serre la main, lui tape amicalement dans le dos, mais il n’y fait pas attention. Il avait du mal à réaliser qu’il ne là verrait plus jamais. Ces derniers jours lui ont parut être une éternité.
Il referma le piano quand son frère entra dans sa chambre, une lettre à la main. Sans un mot, il prit l’enveloppe et la retourna. Il reconnu immédiatement la petite écriture serrée de la jeune fille. Peut être que dans cette lettre il y aurait des explications à son geste ?
Kelley…
Il arrache l’enveloppe et déplie le papier qui s’y trouve. Il se laisse tomber sur son lit, fou de rage. Elle a écrit cette lettre avant de se donner la mort ! Des traces de larmes sont encore visibles sur le papier. Elle s’excuse de ne pas avoir fait face à la vie et de l’avoir quitté de manière aussi cruelle. Elle explique en détails ce qu’elle compte faire avec cette lame de rasoir, parce qu’elle n’a pas supporté ce qui lui est arrivé.
Pourquoi ne lui en a-t-elle pas parler ?
IL se serait mit en quatre pour l’aider, pour la sauver.
Mais il est trop tard maintenant. Et c’est de leurs vies qu’ils paieront cet affront. Le compte à rebours est lancé…
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_________________ "Bon sang qu'est ce qu'on peut s'ennuyer ici... J'me demande ce que Ganon est en train de faire..." -Link- Faces of evil (CDI)
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|  | | Crayonne modéractrice de charme et dessinatrice officielle de Sano Rotter

Nombre de messages: 495 Age: 26 Localisation: Bibliothèque de Boudebar Date d'inscription: 25/07/2006
 | Sujet: Re: L'enfer sur terre Mar 15 Juil - 15:07 | |
| | Spoiler: | | | Chapitre 2
Leurs dates-limites me rendent malades Je ne peux pas supporter ce qu’écrivent ces tarés Et même si je ne vous connais pas A travers mes textes je vais vous montrer Que j’ai arrêté d’être raisonnable
Parce que tout le monde dit que j’ai disjoncté Mais qu’on me laisse vivre ma vie ! Tout ce que je sais c’est que la machine est lancée Et qu’elle ne s’arrêtera que quand j’aurai disparu
Limp Bizkit – Nobody loves me
Ce matin là, Davis Stones s’était levé de bonne heure. Il était descendu à la cuisine, puis abandonna l’idée de préparer le petit déjeuner. Ses parents se réveilleraient d’ici une bonne heure, il avait le temps de filer chez son ami Lucas.
Lucas Reuben…
Depuis la mort de sa sœur, il n’était pas venu en cours. Davis passait le voir tout les matins et tous les soirs. Les parents de son ami l’avait accueillît, silencieusement depuis cet événement. Le jeune homme monta dans la chambre de Lucas et toqua doucement à la porte avant de s’y engouffrer.
« Lucas… Est-ce que ça va ? »
Ce dernier était assis sur le bord de son lit, les yeux fixés au plafond.
« Je ne peux pas y aller, Dave… »
« Ca va faire une semaine que tu ne viens pas en cours… Craig s’inquiète pour toi tu sais, mais tu le connais… Il n’osera pas venir te déranger… »
Lucas le savait. Mais il ne voulait pas affronter le regard des autres, en classe ou dans les couloirs. C’était trop dur. Trop dur pour lui…. « Je peux vraiment pas y aller… Je… Je ne peux pas, c’est trop top… On verra la semaine prochaine, mais là, non, je ne peux pas. »
Davis le regarda, de la colère dans son regard. Puis il soupira.
« D’accord, mais ne te morfond pas tout seul tout au long de la journée. Je te ramenerai les cours.» Lucas laissa s’échapper un leger sourire. Le premier depuis presque une semaine.
"Dégage du chemin connard!"
Trent Dangelo fut violement repoussé contre les casiers devant la salle d’informatique. Les personnes présentes ricanaient. C’est à cet instant que le professeur d’informatique était arrivé.
" Bonjour, comment allez-vous aujourd'hui? "
Monsieur Ashton, comme d’habitude, ne reçut aucune réponse. Le cours se déroula sans incidents. Il y eut juste quelques remarques désagréables de Jack Cortez et de sa bande de potes. Ils s’amusaient à lui balancer des boulettes de papiers, ou alors à lui envoyer des messages via le réseau.
«Je suis un putain de gothique émo."
Ca les faisait rire. Mais Trent ne riait pas. Il s’habillait en noir la plupart du temps, mais ça ne faisait pas de lui un « gothique emo ». Il le savait. Mais les gens étaient si étroit d’esprit.
"Vous devriez faire de même avec son petit ami."
Tous les élèves pouffaient de rire. La porte s’ouvrit. Davis venait d’entrer. Il dévisagea la salle de son regard noir et s’installa à côté de son ami. Le professeur se retourna vers lui et lui demanda sechement.
« Davis, vous êtes en retard. Où étiez vous donc passé ? »
Davis se leva, et lui répondit monchalament.
« J’ai prit des nouvelles de Lucas monsieur Ashton.»
Silence dans la salle. Un silence vite étouffé par quelques rires discrets. C’était toujours Jack et ses potes. Davis leur lança un regard noir. Il allait leur rétorquer quelque chose mais fut interrompu par le professeur.
« Il faudrait qu’il revienne lundi, il y a un contrôle important qu’ »il ne faudrait surtout pas qu’il rate. »
« Je lui dirais, monsieur. »
Un peu plus loin, dans la classe de science.
Monsieur Fielding écrivait au tableau et faisait un long monologue d’une voix monotone. Craig Landen recopiait le cours, presque affalée sur sa copie. Des voix moqueuses se faisaient entendre derrière lui.
« Pédé ! »
Craig ne répondit pas. Il jura en silence. Ils se retournaient vers lui pour lui envoyer des projectiles divers, boulettes de papier, bouchons de stylo et autres... L’un d’eux le visait au visage. Craig ne bronchait pas.
Il savait qu’il les aurait.
Un de ces jours…
11H30. Cafétéria du lycée Bringstocke.
Davis s’installa à une table vide, avec Trent. Ils furent rapidement rejoints par Craig. Ce dernier avait l’air maussade. Encore plus qu’à l’accoutumée.
« Ils t’ont encore fait chier je suppose ? »
Trent avait dit ça d’une voix emprunte de colère. Craig acquiesça. Il subissait les brimades depuis longtemps. Il avait l’habitude d’être traité de tous les noms. Il s’était fait une raison.
« Ces connards mériteraient de mourir ! »
Trent avait dit à voix haute ce que Craig pensait tout bas. Avoir des pensées aussi meurtrières lui faisait peur, mais il y pensait de plus en plus souvent. Davis tentait de calmer la fureur de Trent.
« Evite de parler comme ça ici, il y a trop de monde… On pourrait encore avoir des ennuis. »
« T’as raison… »
Ils mangèrent tout les trois, à l’écart de la plupart des élèves, comme tous les jours depuis presque quatre ans… Davis repoussa son plateau repas sans l’avoir touché et se leva. Ses deux camarades le regardèrent, étonnés.
« On vas chez Lucas après les cours. J’ai un truc important à lui dire… Et à vous aussi…»
Ils quittèrent la table, sous les railleries habituelles des élèves présents. Ils pouvaient bien rire, car se serait peut être la dernière fois qu’ils le feraient en leur présence… |
| Spoiler: | | | Chapitre 3
La haine est un mot puissant, Mais je ne me sens pas comme vous. Maintenant que c'est fini Je ne sais même pas ce que j'ai pu apprécier. La haine est un mot puissant, Mais je ne me sens pas comme vous
Pain White T - Hate
Il ne restait qu’une heure de cours. Une petite heure de cours. Mais Craig détestait le sport, et tout particulièrement Jack Cortez et ses amis. Ces derniers ne cessaient de lui faire des crasses à chaque fois. C’était en partie à cause d’eux qu’il redoutait le cours de sport. Il en avait des crampes d’estomac. Habituellement, il y avait Lucas pour l’encourager et lui remonter le moral. Mais là, il était seul. Et les autres allaient lui en faire baver.
« Connard ! » « A cause de toi on a perdu ! » « T’aurait pas du toucher la balle ! » « On t’avais prévenu pourtant ! » Ils l’avaient prit à part et commençaient à le pousser de droite à gauche, en l’insultant de tout les noms possible et imaginable. Puis vinrent les coups. Craig ne pleurait pas. Il subissait tout en ruminant sa vengeance. Car un jour il se vengerait de tout ces imbéciles. Il le savait au plus profond de lui.
« Craig est en retard…. » Trent regardait sa montre. Elle indiquait quinze heure dix. Il attendait son ami près du parking du lycée avec Davis. Ce dernier se doutait bien que Craig allait se faire charrier pendant le cours de sport. Il lui avait même dit de sécher le cours. Mais Craig ne voulait pas fuir. C’était son choix. Quelques minutes plus tard, il sortit du lycée par la porte principale, et rejoignit ses deux amis. Davis lui donna une petite tape amicale sur l’épaule et tout trois se dirigèrent vers la maison de Lucas.
Lucas était allongé sur son lit, les yeux rivés vers le plafond jauni de sa chambre, quand il entendit la porte s’ouvrir. Ces trois amis venaient d’entrer. Immédiatement, il s’approcha de Craig. « Qu’est ce qu’ils t-on fait ? Ils s’en s’ont encore prit à toi, c’est ça ?» Craig acquiesça. Lucas le serra dans ses bras. « Putain… Putain… Je suis désolé Craig… Si j’étais venu, ils t’auraient foutu la paix… » « C’est pas grave Luc… » Davis posa son sac sur le sol, l’ouvrit et en sortit une feuille de papier. Il la tendit à Lucas, qui la parcouru des yeux. Une larme coula sur sa joue, suivit d’une seconde, et d’une autre. La rage s’empara de son cœur et il se mit à hurler. « Je vais le tuer !!!! Je vais le tuer !!! » Mais Davis l’avait maintenu, et le calma. « Ca ne sert à rien de t’énerver. Reste tranquille pour le moment… Je te promets qu’on l’aura ce salaud… Je t’en fais le serment !!! »
Ce soir là, ils avaient prêté serment tout les quatre. Et quand Davis se retrouva seul dans sa chambre, face à lui-même, il ne ressentait rien. Pas de joie, pas de peine, pas de peur. Il fouilla dans son bureau et en tira du papier à lettre. Il ne l’avait jamais utilisé, et aujourd’hui allait être la première et la dernière fois. Alors il écrivit une longue lettre, pour eux, ceux qui resteraient et qui ne comprendrait pas son geste.
Trent passa sa nuit à jouer à Counter Strike. C’était en faisant des points en massacrant l’équipe adverse qu’il se détendait. Il se sentait prêt depuis toujours. Depuis le temps qu’il en rêvait. Davis lui donnait l’occasion de réaliser ce rêve. Ce serait une bonne partie grandeur nature. Avec des graphismes époustouflant de réalité. A cette idée, il se mit à rire. Il aimait confondre la réalité et la fiction. Et ce serait le plus grand final qu’il avait espéré.
Lucas avait invité Craig à dormir chez lui. Ils regardaient des films d’horreur dans le salon, un moyen comme un autre pour passer le temps. Mais Lucas n’avait qu’une seule envie : celle de se venger le plus rapidement possible. Il était nerveux. Craig s’en était vite aperçut. Il demanda timidement. « Tu repense à ta sœur ? » « Ouais… Elle me manque… » Lucas posa ses doigts sur le menton de Craig et le regarda droit dans les yeux. « Ont va le faire ? » « Ouais… » « On va se venger de tout ces connards qui se sont foutu de nous pendant toutes ces années… »
Davis ne s’endormit pas tout de suite. Il repensa à Kelley. Il se rappelait, la veille de sa mort. Il avait finit une heure plus tôt et elle lui avait dit que ce n’était pas la peine de l’attendre. Alors il était rentré chez lui. Il n’aurait pas dû ! Il n’aurait pas dû ! S’il était resté à l’attendre, rien de tout cela ne serait arrivé. Davis culpabilisait. Au final, c’était de sa faute, uniquement de sa faute. C’était de sa faute s’il ne verrait plus le sourire de la jeune fille. C’était de sa faute s’il n’entendrait plus jamais son rire cristallin. Mais il ne pleurait pas. Il avait dépassé ce stade de la tristesse et de la douleur. Son cœur s’était refermé, doucement, avec la mort de celle qu’il aimait. Et sa vengeance allait avoir lieu, et elle serait inoubliable pour tous.
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_________________ "Bon sang qu'est ce qu'on peut s'ennuyer ici... J'me demande ce que Ganon est en train de faire..." -Link- Faces of evil (CDI)
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|  | | Crayonne modéractrice de charme et dessinatrice officielle de Sano Rotter

Nombre de messages: 495 Age: 26 Localisation: Bibliothèque de Boudebar Date d'inscription: 25/07/2006
 | Sujet: Re: L'enfer sur terre Mar 15 Juil - 15:08 | |
| | Spoiler: | | | Chapitre 4
Le dernier jour du reste de ma vie J'espère que j'aurais connu autre chose Parce que je n'ai pas embrassé ma maman lorsqu'elle est partie Je ne lui ai pas dit à quel point je l'aimais et à quel point elle comptait pour moi Je n'ai pas non plus remercié mon père pour toute la sagesse qu'il a partagé avec moi Inconscient, je faisais ce que j'avais toujours fait Tous les jours, la même routine Avant que cela Mais qui savait que ce jour là ne serait pas comme les autres ? Au lieu de faire mon test Je m'en suis pris deux dans la poitrine Tu dis que je suis aveugle, mais je ne l'ai pas vu venir Tous le monde courait, s'agitait Mais moi, je n'entendais rien A part la détonation du flingue tout est arrivé si vite Je ne connais pas vraiment ce gamin Même s'il est avec moi en classe
P.O.D – Youth of the Nation
Ce jour là, Jimmy Stones descendait prendre son petit déjeuner à la cafeteria du lycée Bringstocke. Il salua quelques connaissances et alla s’assoir auprès de ses amis, Calvin Tucker et Stanley Keyshon. Ces derniers avaient ramenés leurs déjeuners et avaient déjà commencé à manger. Jimmy les regarda, les yeux dans le vague. Stanley lui demanda, la bouche pleine. « Y’a quelque chose qui te tracasse Jim ? » « Ouais… Je n’ai pas vu mon frère ce matin… » « Il aura sûrement sécher les cours. » « Ce n’est pas son genre… Et puis, il avait l’air bizarre hier soir…» Mais à peine avait-il finit sa phrase que les portes de la cafétéria s’ouvrirent violement.
Des adolescents venaient d’entrer, et personne ne se doutait de ce qu’ils allaient devenir. Ils allaient embraser la ville, la région, et finalement le pays tout entier. Le temps s’était arrêter, tous les yeux s’étaient déplacés vers eux. Ils ont sourit en détaillant la salle et les personnes qui s’y trouvaient. Jimmy les reconnus immédiatement. C’est Trent qui avait donné le signal de départ à ce massacre gratuit. « Bon, on y va. C'est parti. Allez, go go go ! » Ils ont sortit leurs armes, lentement. Une douche de balles a commencée à tombée sur les personnes présentes. Cris de peur et horreur totale. Tout le monde se disperse dans toutes les directions pour tenter d’échapper aux tirs de ces fous furieux. Ils fuyaient partout, se cachaient dans le seul espoir d’échapper à leur terrible courroux. Trent riait. Un rire diabolique. « Putain, on se croirait dans une partie de CS !!! » Davis prit les commandes de l’opération. « Craig et Lucas, vous allez par là, Trent et moi on va ratiboiser le gymnase pour trouver ce connard… Après, on se retrouve ici, ok ?» Ils aquiescèrent et les deux groupes se séparèrent.
Gabriel Lamont leva la tête de son son livre. Il était dehors, assis sur l’herbe et révisait pour le contrôle d’histoire qui devait avoir lieu dans l’après midi. « C’était quoi ça ? » Dehors, des élèves avaient entendu des coups de feu. La sonnerie de l’alarme résonna soudain à travers l’établissement. Les portes s’ouvrirent d’un coup et des élèves se précipitaient au dehors en hurlant. Gabriel ne comprenait pas ce qui se passait. Quelques bribes de paroles parviennent à ses oreilles. Armes. Coups de feu. Panique. Horreur. Le visage de Gabriel s’était décomposé d’un coup. Il repensait à Sally, qui était de corvée de nettaoyage dans la classe de science à cette heure ci. Il hésitait. Peut être qu’elle s’était enfuie. Mais il n’en était pas sûre. La panique s’enpara de lui, et à cet instant, il décida de la rejoindre.
Jimmy courut aussi vite qu’il le put et se dirigea vers la salle de dessin qui était vide. Il se cacha sous le bureau, se prit la tête dans les mains et repensa à la scène à laquelle il avait été témoin. Il n’arrivait pas à y croire. Il les connaissaient, ces visages ne lui étaient pas inconnus. Trent Dangelo, Craig Landen, Lucas Reuben, et Davis Stones, son propre frère. Ils connaissaient tous. Une seule question lui venait à l’esprit : Pourquoi ? Il ne comprenait pas. Il ne comprenait pas ce qui avait pu les pousser à faire une chose pareille. Allaient-ils le tuer lui aussi ?
Allison Morron se terrait dans la cuisine de la cafétéria. Elle s’était cachée dans une des armoires, avait sortit son télephone portable et composé le numéro de la police. A peine son interlocuteur avait-il décroché qu’elle l’avait assaillit. « Allo ? Il y a eut une fusillade. Des personnes armées sont entrées et ont fait feu sur tout le monde. » « Attendez un instant mademoiselle. Où y’a-t-il une fusillade ? » « Au lycée Bringstocke… Dépêchez vous… » « Où sont-ils ? Dans le gymnase, la cafétéria, des salles de classe ? » « Dans la cafétéria… » « Vous êtes à l'écart du danger, n'est-ce pas? » « Je le crois, je ne sais pas. » La porte de l’armoire s’ouvrit d’un coup. Trent la regardait, un grand sourire sur le visage. Elle lâcha son téléphone sur le sol. « Trouvé ! » Il ajusta son fusil sur le front de la jeune fille qui pleurait sans s’en rendre compte. « Non… Ne me tue pas… » Trent se mit à rire. « Et pourquoi pas ? » Au moment où il avait prononcé ces mots, il pressa la détente. Allisson Morron n’eut pas le temps de souffrir : elle était morte sur le coup. Elle avait dix sept ans. La véritable tuerie allait commencer.
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| Spoiler: | | | Chapitre 5
Tués au nom de… Vous faites ce qu’ils vous ont dit de faire Ceux qui sont morts sont justifiés Allez vous faire foutre Je ne ferais pas ce que vous me dites de faire !!! Tués au nom de…
Rage Against the machine – Killing in the name of
Craig et Lucas arrpentaient les couloirs, tirant vers les personnes qui s’enfuyaient mais sans les toucher. Car ils avaient un but bien précis. Même deux but précis. Lucas s’énervait. « Où est ce qu’il se cache cet enculé ? » Il se rappela que Jack Cortez avait cours à cet heure ci, non loin de l’endroit où ils se trouvaient. Lucas fit un sourire en arrivant face à la salle de cours numéro deux cent onze. La salle d’anglais. Il se tourna vers Craig qui tremblait de peur malgé le fait qu’il soit armé. « On va les avoirs, t’inquiète pas. Ils vont payé pour ce qu’ils t’ont fait… » Lucas donna un grand coup de pied dans la porte qui claqua contre le mur. Craig s’arrêta devant le tableau noir et scruta la salle. Les élèves étaient cachés sous les tables. Il reconnut ses tortionnaires, au fond. Il se mit à sourire malgré lui, à l’idée qu’il pourrait leur faire ravaler leur fierté et leurs faire bouffer les pissenlits par la racine.
Gabriel marchait lentement dans les couloirs du lycée, la peut au ventre. Il fallait qu’il la retrouve, la salle deux cent cinq n’était plus très loin à présent... Il souhaita de tout son cœur que Sally s’était mise à l’abris des tueurs. C’est à cet instant qu’il entendit Lucas hurler dans la salle d’anglais. « Jack Cortez, montre toi si t’es un homme ! On est seulement deux, tu devrais pas avoir peur… Si ? » La rage de Lucas avait atteint son paroxysme, il força Jack à se relever. Puis il se tourna vers Craig avec un sourire. « A toi l’honneur… » Craig ajusta son arme face à Jack qui tremblait de peur. Il appuya sur la gachette et le toucha à la jambe. Jack hurla, puis il tenta de fuir en courant. C’était sans compté sur Lucas qui lui tira une rafale de balle dans le dos. Il s’était mit à rire. « T’es marrant Craig, il est à portée de main et t’as réussit à le louper… Aller viens… » Les autres élèves présents n’avaient rien dit, terrorisés. Lucas et Craig étaient sortit de la salle d’anglais, et passant près du corps de Jack qui gémissait, se vidait de son sang et de sa vie, Lucas lui murmura : « T’as merité de crever comme un chien… Ca t’apprendra… » Jack Cortez avait dix huit ans.
Monsieur Ashton avait compris l’empleur de la situation et s’était enfermé dans une salle de classe avec quelques élèves. Il leur demanda de se cacher et lui-même s’accrouppit derrière un bureau le temps d’appeler des secours. « Police secours, j’écoute. » « Allo ! Il y a quelqu’un qui est armé ici, au lycée Bringstocke » « Lycée Bringstocke. Est ce que quelqu'un a été blessé monsieur ? » « Oui, c’est la panique dans l’établissement. Les professeurs essaient de contrôler les choses mais on a vraiment besoin de la police ici. » « D’accord… Est-ce que vous savez qui est la personne armée ? » « Je ne sais pas. » « Est-ce que vous savez où il se trouve cet élève ? » « Il est dans le hall… » « Est-ce qu’il y a des enfants avec vous ? Est ce qu'il y a un moyen que vous fermer la porte? » « Il est juste à l’entrée… » « Ok, essayez, et gardez les élèves calmes dans la salle. Est ce qu'il y a un moyen que vous bloquiez la porte, que personne ne rentre? » « Non... C'est là ou il est. J'ai peur d'y allez. » A cet instant, la porte de la salle grinça, et un élève entra. C’était Trent. Monsieur Ashton avait reposé son téléphone sur le sol. L’adolescent s’était posté au milieu de la salle. Il s’avança près d’une table et regarda dessous. « Mais qui est ce qui se cache ici ? C’est Mathew Richard ! Matt, le capitaine de l’équipe de foot ! Matt, le gars qui a toujours des notes au dessus de quize, qui à toujours les plus belles nanas à ces baskets. Matt le parfait !!! » Le dénommé Matt ne bougeait pas d’un pouce, paralysé par la terreur. Le visage de Trent se crispa. « Lève toi espèce de crétin. Debout. » Matt ne bougea pas. Trent hurla et le pointa avec son arme. « LEVE TOI CONNARD !!! » Le jeune homme se leva en tremblant. Il murmura à son agresseur. « Qu’est ce que tu vas faire ? » « M’amuser. M’amuser avec tout les cons comme toi et leurs exploser le crâne !!! » « Pourquoi ? » « Ca, c’est pas ton problème ! Bye bye ! » Il a lentement levé son arme et tiré sur Mathew. Ce regard de peur dans les yeux, qui a été rapidement interrompu par une balle pénétrant le crâne. Son œil gauche a explosé et du sang aspergea les alentours. Son corps mou s’est laissé tomber en avant. Ce qui restait de son crâne dégoulinait sur le sol. « Pathétique… » Trent regardait les autres élèves qui s’étaient terrés sous les bureaux. Puis il lança un dernier regard à monsieur Ashton avant de quitter la salle d’anglais. Mathew Richard avait dix huit ans.
Davis marchait doucement dans les couloirs, cherchant sa cible. Il ne faisait même pas attention aux élèves qui fuyaient sur son chemin. Il n’en avait rien à faire. Il se fichait éperdument que ces idiots croisent le chemin de Trent, de Craig et de Lucas, ce qui signifierait leur mort. La personne qu’il cherchait devait être au gymnase à cette heure ci. Car il savait qu’elle n‘aurait pas eut le cran de prendre la fuite.
Lucas se sentait léger. Avec Craig, ils décidèrent de se rendre dans les bureaux du personnel. Il voulait la tête du proviseur. « Lucas… Tu crois pas qu’on devrait arrêter tout ça… » « Tu te débinnes déjà Craig ? Le jeu vient à peine de commencer ! » « Mais ce n’est pas un jeu là !!! » Craig avait hurlé. Lucas s’était arrêté, surpris. Jamais encore il n’avait vu son ami dans cet état. Il se rapprocha de lui et le prit dans ses bras tandit qu’il commençait à pleurer doucement. « Okay… Okay… On arrête là alors… »
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